LA BD
LE POINT DE VUE DES ILLUSTRATRICE-TEUR-S

Anne Rouvin : Look’Ado
Sentir le vent dans ses cheveux, le soleil sur ses épaules, les plis mouvants d’une jupe d’été. Se sentir légère, se sentir bien, se sentir vivre.
Les remarques, les insultes. Le malaise, la gêne, la honte.
C’est tout ça être une fille, et marcher dans la rue.

Gabrielle Piquet : Alix et Alix atout sport
L’histoire des deux Alix aborde de façon très frontale la question de l’égalité filles-garçons. Il est question d’apparence, à un âge où le premier regard sur l’autre est souvent sans pitié. Ici, il est question d’un garçon et d’une fille, l’un plus féminin, l’autre plus masculine, du coup, ces drôles d’adolescents sèment un peu le trouble !
Il y a chez les deux Alix une forme d’indépendance, qui n’est pas sans courage. Ils devront se heurter à un monde normé, balisé, où la question de l’apparence reste la porte d’entrée à tous les fantasmes, et parfois au rejet pur et simple. Aussi différents qu’ils soient, Alix et Alix sont bien garçon et fille, même s’ils ne sont apparemment pas ce qu’on imagine qu’un garçon et une fille doivent être. Le rappeler, comme c’est le cas dans cette histoire, c’est aussi parler de l’égalité entre les sexes, de qualités qui ne sont pas l’apanage des uns ou des autres, c’est un peu remettre les choses à leur juste place, dire, oui, nous sommes égaux par-delà ce qu’on nous a appris que nous devions être. Non je ne joue pas à la poupée et toi tu ne joues pas à la guerre, et c’est ce qui fait que, par-delà notre genre, nous sommes des êtres, humains.

Tatiana Domas : Paroles d’ordis d’ados
Pour éviter de tomber dans les travers et les pièges tendus sur la toile, quoi de mieux qu’une bande dessinée pour avertir et sensibiliser les jeunes ? Ce scénario aborde des points essentiels sur les dangers des réseaux sociaux dont l’émergence assez récente ne nous permet pas de mesurer les risques… Aujourd’hui, il est bon de rappeler, avec un peu plus de recul et d’expérience qu’Internet reste un formidable outil de partage d’informations, mais c’est aussi la rue… C’est bien d’en prendre conscience pour en éviter les écueils. J’ai été sensible à la détresse de Solène…

Laureline Mattiussi : Course d’orientation
Le travail sur cette course d’orientation m’a rappelé qu’il fut un temps où les femmes devaient demander à leur mari l’autorisation de travailler. Si l’on se souvient qu’il fallut attendre le Concile de Trente (1545-1563) pour que le clergé accorde aux femmes la possibilité d’avoir une âme (à la majorité plus une voix), qu’en 1907 seulement les femmes mariées purent disposer librement de leur salaire et qu’en 1929 enfin, on considéra comme équivalents les baccalauréats masculin et féminin… on peut se dire qu’on a quand même un peu avancé. Mais entre deux bellicosités les choses avancent, les choses reculent, il est toujours bon de rappeler que les femmes sont des hommes comme les autres.

Josselin Paris : Un sari pour Sarah
La violence peut prendre plusieurs formes. Il y a bien entendu la violence physique, la plus évidente, la plus visible. Mais la violence psychologique souvent plus sournoise et pouvant prendre différents aspects ne doit pas être sous-estimée. Nous retiendrons plus facilement le comportement de Maxime, plus direct, dont la violence ne fait aucun doute. Mais cette évidence ne doit pas occulter les remarques et les interventions de Marius qui peuvent paraître plus futiles. Celles-ci n’en sont pas moins graves car elles polluent les relations au quotidien.

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