ÉGAUX SANS EGO AU MAROC
UNE MISSION TRANSNATIONALE

LE CONTEXTE

> 1er FESTIVAL DE BD ADO
>(Article de l’Institut Français de Kénitra – 2 nov 2016)<

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NOS OBJECTIFS

Trois objectifs nous animent.

Il s’agit pour nous de répondre à l’invitation de l’Ambassade de France au Maroc et à l’ordre de mission d’expertise du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Notre intervention a lieu les 14 et 15 novembre 2016 lors du 1er Festival de BD Ado, porté par l’Institut Français du Maroc.

Il s’agit aussi d’échanger sur l’égalité filles garçons, thème privilégié par l’Institut Français de Kénitra, sur lequel ÉpÉ s’investit par les thématiques de sa BD Egaux sans ego.

Enfin il s’agit d’initier avec l’Institut Français une coopération à court terme par des échanges et un suivi des travaux en cours, à moyen terme par l’usage de l’adaptation numérique Egaux sans ego bientôt disponible, et peut-être au-delà sur du plus long terme.

NOTRE PROGRAMME

Le lundi 14 novembre est consacré au collège français Honoré de Balzac à Kénitra.
Son Directeur Yves Royer nous accueille avec chaleur et simplicité. Il nous introduit ainsi que la professeure d’arts plastiques auprès de deux classes de 3e, insistant sur l’importance de ce sujet sensible qu’est l’égalité entre filles et garçons.
Thomas Allamando, Responsable de l’Institut Français, nous accompagne.

Le programme de chacune des demi-journées s’établit autour de deux axes de présentations. Celle de notre diaporama sur la genèse, la conception et la réalisation de la BD Egaux sans ego, et celle de planches de BD réalisées en amont sur ces mêmes thèmes par les élèves eux-mêmes. S’ensuivent des échanges nombreux et nourris que nous analyserons plus loin.

Le mardi 15 novembre, nous sommes attendues dans un collège de la périphérie de Kénitra. Nous découvrons un très bel établissement aux couleurs marocaines typiques, construit à l’initiative de sa Directrice Fatima Samaka. C’est le collège La Réserve, du nom du lac proche.

Ici, nous rencontrons une classe de 3e et une classe de 4e, qui ont également conçu des planches dessinées. Nous constituons des petits groupes d’élèves à qui nous remettons des exemplaires de notre BD, dans laquelle ils sélectionnent un scénario de leur choix. Leur mission : découvrir l’histoire par des réponses au questionnaire proposé, la résumer et dans une mise en commun, la présenter au groupe classe, invité à donner son opinion sur la situation exposée.

À l’issue de chacune de ces journées, nous faisons connaissance avec les apprenant.e.s des cours de langue – CDL, de l’Institut Français, situé dans le même vaste complexe arboré que le GSU Balzac. L’implication de ces jeunes élèves force notre admiration qui , de 19 à 21 h, enchaînent deux heures de cours après une journée dans leurs collèges respectifs.

Le 1er groupe, de niveau confirmé, envisage de créer sa propre association.
Dans cette perspective, nous avons préparé le diaporama Comment créer une association ? que nous lui présentons. Nous reprenons ensuite nos échanges sur la thématique de l’égalité.
Le 2e groupe nous expose ses productions, planches de BD et jeux de rôles.

NOS ÉCHANGES

Notre propre rôle est de susciter le débat d’idées, les échanges sur les sujets abordés. À partir des situations rencontrées dans la BD, nous invitons ces jeunes à établir des comparaisons avec leur propre vécu, celui des inégalités repérées entre filles et garçons dans leur quotidien. Nous les conduisons à identifier les clichés, ces images toutes faites dans la tête, afin de les déconstruire et de développer une réflexion ouverte et constructive.

Des jeux de rôle écrits et interprétés nous sont proposés. On découvre avec surprise que les discriminés ne sont pas toujours qui l’on pense ; à titre d’exemple, les garçons plus volontiers blâmés que les filles par leurs professeur.e.s et/ou leurs parents. De vives polémiques s’ensuivent, les unes s’insurgeant contre les avis erronés des autres, ce qui les plonge dans un état de profonde réflexion proche de la sidération…
Sont exposées des planches de BD scénarisées et illustrées, souvent très élaborées, qui ouvrent à des discussions en forme de critiques positives. Ne se sont-ils pas investis pour créer dans un proche avenir leur propre BD ?

Nous observons avec bonheur dans leurs regards et dans leurs paroles, leur totale confiance et leur grande spontanéité. Des échanges riches et pleins d’espoir se développent. Des débats animés, parfois vigoureux et toujours très argumentés pour des jeunes de cet âge, dénoncent les discriminations sexistes, sous le double regard antinomique des filles et des garçons. La maîtrise de la langue est excellente, l’aptitude à la conceptualisation bien affirmée.

L’attitude combative des filles est soutenue. Ainsi, récurrent, le port obligatoire de la blouse au collège pour les filles, contre lequel elles s’insurgent comme stigmatisant. Il est jugé normal par quelques garçons, dans une vision de correction vestimentaire évitant, disent-ils, les dérives grossières ou vulgaires, masquant les attributs de la féminité. Autre revendication assumée par les filles dans la vie des familles : l’aide ménagère partagée, rejetée par les garçons. Là comme ailleurs.

Au-delà de ces sujets du quotidien, affleurent des sujets très sensibles, comme le mariage des mineures et par voie de conséquence, leur analphabétisme.

Par-delà les particularismes culturels, sont repérés les clichés qui imprègnent, les stéréotypes de genre qui freinent. Le débat le plus large s’est installé, en écho à l’attente des enseignant.e.s et de l’Institut Français.

Nous formulons le souhait que de ces réflexions croisées, se poursuive l’action efficiente vers une égalité réelle.

 UN APERÇU ANIMÉ

Par le collège Honoré de Balzac de Kénitra – Réalisé en portfolio par Jean-Marc Grattepanche CPE

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